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Petite histoire de criticalsecret
et biographie intégrée de l'animatrice

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       La formation d'Aliette Guibert-Certhoux semble éclectique, bien que cohérente rétrospectivement, après et entre un parcours chaotique personnel comme mère de trois enfants, activiste dans les avant-gardes et engagée dans les mouvements contestataires des années Pop, et universitaire apparemment anecdotique, en médecine puis en préparation à l’IDHEC (ancienne FEMIS) et plus tard en linguistique structurale à l’université de Vincennes. En même temps, elle se forme professionnellement sur le tas dans les métiers de plateau de régie et de montage de la télévision et du cinéma, comme vérificatrice de films à "Paris-Télévision" puis stagiaire assistante de réalisation et de régie sur le premier film de Francis Leroi Pop Game, et sur les films Jeu de massacre d’Alain Jessua, et Quelque part quelqu’un de Yannick Belon. En même temps encore, elle est membre et relation publique du groupe expérimental de design ETA1, exposé de 1966 à 1968 à la "Biennale de Paris", aux "Assises du siège contemporain" (musée des arts décoratifs, Paris), à l'événement "Plastic as Plastics" (New-York), à la "Triennale de Milan", actuellement référencé au Centre de Création Industrielle au Musée Georges Pompidou et dans le Dictionnaire International des Arts appliqués et du Design dirigé par Arlette Barré-Despond (éd. Du Regard, Paris), ainsi que dans les glossaires museographiques aux États-Unis à propos du mobilier gonflable.

Elle intègre comme assistante de réalisation salariée les productions courantes de la télévision scolaire (OFRATEME) où elle devient productrice d’interventions en vidéo participative, puis pour le Ministère de l’Équipement, puis dans le cadre de la réadaptation sociale de jeunes délinquants à leur sortie de prison à Fresnes pour le Ministère des Affaires sociales, avec des travailleurs sociaux parmi les enseignants de l’université de Nanterre. Elle est productrice en freelance dans le cadre de la série "Réalité/Fiction" (citée dans La télévision du quotidien de François Jost) pour la chaîne de télévision FR3 (ancien ORTF).

Agent commercial, elle installe dans la région parisienne et à Paris l'intérêt des libraires pour les premiers livres traduits des éditions L’école des loisirs, et vend le beau livre Principes généraux de l’écriture sacrée égyptienne de Jean-François Champollion, dont les exemplaires numérotés aux hiéroglyphes sérigraphiés, d’après l’édition napoléonienne, sont publiés par l’Institut d’orient (avec la participation du Centre National du Livre).

Par épisodes, au long de plus d'une vingtaine d’années, elle est l'assistante documentaliste et co-éditorialiste du graphiste Guy Peellaert, pour ses créations télévisuelles, cinématographiques, ses scénographies, et ses installations artistiques, ainsi qu'un de ses contacts locaux en création, et première lectrice des synopsis d’auteurs de ses livres.

Scénariste appliquée sur consultation pour des cinéastes, elle écrit d'autre part un scénario de long métrage à des fins de réalisation personnelle, mais ce film ne voit jamais le jour notamment parce que le "Centre Méditerranéen de Création Cinématographique" de René Allio qui doit le produire cesse de s'investir dans les longs métrages en 1985, au grand dam d'un avis favorable en pré-achat d'une chaîne de Télévision et de convoquer d'âpres discussions de la "commission des avances sur recettes", en l'absence de production pour représenter ce projet. Par contre, elle écrit, obtient l'aide aux Courts métrages, et réalise deux films de courts métrages, dont Guerre secrète avec Elli Medeiros et Ramuntcho Matta, produit par Alain Dahan et Patricia Moraz, distribué en complément de la première programmation en salle de Mauvais sang (Léos Carax) avec l'accord du réalisateur ; ce court métrage reste aujourd'hui archivé au CNC sans identité de production, suite à la faillite de la société de production engagée par des longs métrages puis à la disparition de la société de distribution (sans rapport avec les causes de la production) ; mais la réalisatrice en tient une copie en 35mm, pour mémoire.

A la fin des années 80 et jusqu'au début des années 90 elle est assistante et secrétaire d'architectes (SARL Reso 8, puis l'UERL Yard D.G.). À partir de 1993 et pendant trois ans, elle se lance avec son mari et leurs enfants dans la construction de leur propre maison à Paris. Puis elle exerce la première lecture d'un ouvrage de théorie de la conception en architecture, et d'autres ouvrages, fictions, ou scénarii, ou projets d'événements, pour différents auteurs ou concepteurs qui les lui soumettent. Elle accompagne une dernière fois Guy Peellaert, au début de sa recherche de documentation pour le second de ses ouvrages auxquels il a voulu associer Nik Kohn, XXth Century Dreams (première édition chez Alfred. A. Knopf, collection Fantasy, New York, 1999).

En 1998-99, à l'effet de mettre en oeuvre un concept éditorial inspiré de la masse critique, tel qu'elle l'avait imaginé deux ans auparavant, pendant le séminaire de Jean Baudrillard au CNAC Pompidou, à Paris, elle devient rédactrice en chef de la revue mensuelle L'observatoire de la Télévision, revue spécialisée de Nathalie Rheims et de Léo Scheer, destinée à un épisode expérimental avant sa disparition protocolaire au terme d'un an, en préliminaire des éditions Léo Scheer.

Au terme de cet engagement éditorial et de son succès d'estime parmi les professionnels de la culture et des media, c'est dans un même principe, sur les conseils de certains auteurs parmi lesquels Isabelle Cordonnier (traductrice notamment du texte sur eXistenZ de Mehdi Belhaj Kacem, en outre de son activité professionnelle comme consultante éminente en Stratégie et Défense, et qui restera jusqu'à sa disparition tragique en 2002 la rédactrice en chef de l'anglais et des abstracts dans criticalsecret), et d'un de ses proches, alors étudiant en fin d'études de la première promotion du département multimedia de l'ENSAD, qu'au milieu de l'année 1999 la rédactrice en chef retourne à l'écran à titre éditorial, pour concevoir un projet autonome de revue numérique multimédia gratuite. Il s'agit d'inédits pluri disciplinaires hors format, ou plutôt "trans" (au-delà des disciplines) qui intègreraient les arts plastiques, la musique et les nouveaux arts media, en même temps que les arts techniques et des références d'archive des avant-gardes, dans une vision à la fois anachronique et transgenre de la technique à la technologie, dite "émergente" ; l'ensemble des lignes éditoriales ferait l'objet d'une intégration dans une performance de web art expérimental. Le projet rencontre l'intérêt de Francis Dumas, l'un des enseignants fondateurs du département Multimédia à l’ENSAD, aujourd'hui directeur des études ; celui-ci permet alors la rencontre d'élèves de la seconde promotion susceptibles de le réaliser, parmi lesquels Timothée Rolin se détermine pour créer les sources et réaliser un concept personnel de web art in progress de www.criticalsecret.com, d'après ces propositions thématiques, plastiques, et éditoriales.

Olivier Riquet le rejoint plus tard et crée www.criticalsecret.org, un portail de classement de communication et de recension des contenus de criticalsecret, ancêtre des sites d'édition interactifs sur le principe de la base de données en php, qui succèderont à la prédominance des sources interactives des forums.

Plus tard encore, René Schérer dit : "criticalsecret n'est pas une revue d'opinions c'est une revue de points de vue, et parfois, du fait de sa diversité trans disciplinaire et de sa plasticité et peut-être aussi d'une certaine incongruité résultante: une revue visionnaire".

Après le N°5 "Cybermonstre", dernière interface suivie innovée par Timothée Rolin, où il réalise un chat multiusers Flash en Php (son projet d'interface suivante restera en suspens suite à son départ -- après qu'il ait conclu son diplôme à 'ENSAD -- base d'un jeu en C++ avec le partenariat de Antoine de Torcy, alors à l'oeuvre de sa thèse sur les données en réseau à l'université de Paris-Dauphine, et qui participera ultérieurement comme auteur scientifique), plusieurs développeurs et/ou web artistes interpellés par le défi à la fois général et spécialisé de leur prédécesseur, et par la notoriété éditoriale du site, se succèdent solidairement à l'appel de l'éditrice. Au fil des opus ouvrables, ils créent respectivement des interfaces originales selon les progrès des logiciels d'édition software, et/ou implémentent des objets d'art personnels, qui influencent la sensibilité et la perception des contenus, notamment : Jérôme Cordiez, Charles Taï-nui Chauvin, Hikaru Fujii, Gallien Guibert (pour trois opus), Fabrice Depoix (pour deux opus avec avec Gallien Guibert, particulièrement auteurs du N°12 "Résistance" pour la ligne éditoriale des Lacaniens, entièrement intégrée dans une interface video de clips courts en Flash qui fera référence de la performance source de Fabrice Depoix, retenu en Net Art parmi le Florilège du Flash Festival 2005 et cité dans la rubrique "Best of the net" de novaplanet), Hidekazu Minami (comme auteur et comme développeur, avec la publication de sa création multimédia en Shockwave d'après La jetée de Chris Marker, puis un algorithme en Flash et un patchwork graphique inédits pour criticalsecret), André Lozano (pour plusieurs opus dont l'invention des sources du premier podcast de criticalsecret à la requête de David Christoffel, durant l'automne 2005, qui sera mis en ligne en décembre avec une programmation progressive de la diffusion, et sera internationalement remarqué au long de l'année 2006), et avec des éditorialistes rédacteurs en chef invités pour des lignes thématiques particulières, en outre de celles de la directrice des publications, parmi lesquels Jean-Jacques Kupiec, Penny Starfield, Yasmine Grasser, Laurent Massénat (pour Berthe Smolders), Henri-Pierre Jeudy, David Christoffel (notamment éditorialiste et rédacteur en chef du premier podcast en série podcastoamême), Simon Guibert (co-éditorialiste de podcastoamême, ainsi que André Lozano et Arthur Guibert) Haidar Eid (à venir en 2009).

Podcastoaême N°1 est retenu et présenté sous tous ses états dans plusieurs colloques et manifestations artistiques nationales et internationales, tels Structure/ lecture dip, de Niek van de Steeg et Dominique Grand (La force de l'art, Paris, 2006) et l'intervention édifiée de Laurent Gago pour "Du streaming au podcast [...], La radiodiffusion aux tournants des siècles" au colloque international de Lyon (2006).

Pour donner un cadre administratif qui crédite officiellement les références des auteurs et des artistes contribuant gracieusement au site, Aliette G. Certhoux fonde en 2000 la société anonyme de Presse Édition et de rédacteurs plurimedia Criticalsecret Ubiprodedis avec un capital alternatif autorisé. Elle est directrice des publications et d’autre part rédactrice en chef de la revue numérique ainsi que curateure des événements vivants pluridisciplinaires et/ou artistiques de www.criticalsecret.com (symposium, résidences, événements d'invités, présentations, célébrations) respectivement informés par l'opus 10 de la revue numérique et recensés à la page "archive des événements de criticalsecret" accessible par son titre, en page d'accueil du site (1) ; elle est également rédactrice en chef des éditions typographiques criticalsecret (depuis 2004) dont les ouvrages y compris collectifs sont référencés sur la liste Electre. La revue numérique sur Internet se voit attribuer un numéro de ISSN en 2004, qui s'ajoute à l'ISSN de la version typographique, et à la série d'ISBN des ouvrages d'auteurs sous contrats d'éditeur.

Les publications typographiques sont prévues en nombre de parutions rares (voir le catalogue en pdf) ; elles comprennent la publication anachronique et aléatoire de la version en papier des revues numériques (la troisième à paraître en octobre 2009), le supplément poétique Larmes à l'envers de Jean Michel Bruyère, édité par Pierre Bongiovanni et Quentin Drouet, la version francophone de l'ouvrage de McKenzie Wark Un manifeste Hacker (2004) et celle de Gamer Theory à paraître sous le titre Théorie du joueur, du même auteur, en novembre 2009, ainsi qu’un ouvrage de David Christoffel, La guerre des Pitches, à paraître en 2010.

D'autre part, elle collabore à titre d'auteur pour la revue numérique www.sklunk.net par des critiques telle Crevard Baise-Sollers, Action e-writing, au titre éponyme de L'ouvrage de Thierry Théolier chez Caméras animales, ou tel l'essai politique L'autre après l'un, et comme directrice de la rubrique "Carte Blanche" à La revue www.larevuedesressources.org où elle rédige également plusieurs articles dont les plus récents, l'essai performatif en temps réel I love Mehdi Belhaj Kacem, en mars 2009, sur le processus intégral de conception dans l'oeuvre de cet auteur, à l'occasion de la parution de son livre L'esprit du nihilisme : un ontologique de l'Histoire, chez Fayard, à Paris, ou Du film Les Astres noirs de Yann Gonzalez et de Julien Doré, à propos d'un Court métrage de la série de Canal+ "écrire pour un chanteur", mal compris dans deux supports de Presse populaires, en février 2009.

Elle participe à des débats publiques ou radiophoniques comme celui sur Cesare Battisti à propos de La cavale de Jean-Claude Pirotte, invitée par Alexandre Héraud dans la série "Le vif du sujet' pour représenter l'engagement sur le web depuis des sites éditoriaux non activistes, contre l'extradition, en 2004.

Au cours de ses diverses activités, elle publie des articles dans des revues ou des magazines typographiques, un essai sur l’image et un documentaire notamment dans "Interférences" (revue trimestrielle de prospective sur les media dirigée par Antoine Lefébure) en 1976, dans "Globe" (magazine d’actualité culturelle, entretien avec Jean Baudrillard) en 1992, dans "L’Observatoire de la télévision" (revue d’information de recherche sur les media) en 1998. Ou encore, plus récemment elle livre à la publication typographique une version sous pseudonyme de L'autre après l'un sous le titre Surterre conte politique / non politique, en postface du livre qui recense l'émission de France Culture consacrée à Olympe de Gouges, la révolte d'une femme produite par Simon Guibert. Enfin, dans le cadre préalable de la Documenta XII en 2006, elle participe à la discussion critique en réseau sur la liste interactive de serveur EMPYRE, à propos des trois points thématiques du leitmotiv du commissaire général Roger Buergel, à la requête de ses curateurs associés ; des extraits de ses interventions au titre de criticalsecret ont été sélectionnés parmi les publications du Magazine de la Documenta, par l’animatrice et rédactrice en chef de la recension du débat sur la liste, Christina McPhee (actes imprimés publiés en trois volumes aux éditions Taschen : N°1 Modernity? (avril 2007), N°2 Life! (Georg Schollhammer Editor, mai 2007), N°3 Education (Georg Schollhammer Editor, juin 2007) ; le magazine en édition numérique :

-- Is Modernity our Antiquity?
http://magazines.documenta.de/frontend/article.php?IdLanguage=1&NrArticle=1310
-- What is Bare Life?
http://magazines.documenta.de/frontend/article.php?IdLanguage=1&NrArticle=1285
-- What is to be done ?
http://magazines.documenta.de/frontend/article.php?IdLanguage=1&NrArticle=1278

Elle contribue également en son nom propre ou sous pseudonyme à des listes internationales libres, parmi lesquelles iDC List, Spectre, Radical-Europe, Precog, nettime-fr, nettime-fr-raw.newmorning, et les listes d’information nettime-ann, rhizome.org, olalaparis, ainsi qu'aux réseaux délocalisés Facebook et MySpace. D’autre part elle est souscripteure de plusieurs listes spécialisées notamment en écritures, en podcasts, et en vidéo numérique, sur Yahoo et Google.

En tant que directrice des publications de criticalsecret, Aliette G. Certhoux participe comme animatrice d'événements ou comme exposante à des manifestations collectives vivantes liées au réseau et au Web, et à différents salons de livres et de revues en France et en Belgique. En octobre 2007, "Les Rencontres Place Publique" de Jacques Serrano avec le partenariat du "Centre International de Poésie de Marseille" attribuent le colloque "Hackulturation, Culture libre, Culture Hacker" à la version francophone du livre de McKenzie Wark "Un manifeste Hacker".
[ Presse : http://www.criticalsecret.com/n15/index.php?art=347 ] ; en janvier 2009, le département des "Fictions, Perspectives contemporaines", coordonné par Blandine Masson, à France culture, diffuse une adaptation de l'ouvrage par Simon Guibert, émission d'une heure produite pendant l'hiver 2008, réalisée dans une couleur sonore radicale par Jean Couturier, avec des voix citoyennes et des voix de comédiens.
[ http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/perspectives/fiche.php?diffusion_id=70097 ].

 

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Notes

(1) Les événements de criticalsecret (recension non exhaustive) :
http://www.criticalsecret.com/archives_evenements.html

(2) Interview de Aliette G. Certhoux par Michael Borras dans le cadre de sa série Pop-Surf pour Poptronics, le 25 novembre 2009 :
GIMME FIVE
http://www.poptronics.fr/Pop-surf-Aliette-Guibert-Certhoux

Email :
aliette [ At ] criticalsecret dot org