ANDREA GRUNERT


Au film La Jetée de Chris Marker/ A tribute to The Jetty in homage to Chris Marker
Abstracts:

C’est La Jetée qui est au centre de mes réflexions sur le thème de l’instabilité appréhendé et exprimé par les films de Chris Marker. Les rappels de quelques autres titres de cette vaste œuvre de réalisations pour le cinéma, en vidéo ou sur cd-rom qui comprend également des écrits vont compléter ces réflexions.
Le but est de saisir le sentiment d’instabilité et de fragilité repérable dans la confrontation entre le récit et l’image, entre le contenu et la forme. A partir de quelques termes-clés pour cette œuvre, à savoir la mémoire, le voyage, l’autre, la photographie il s’agit d’explorer les décalages ainsi engendrés et les espaces-temps dédoublés et ébranlés. Dans l’œuvre de Marker, les références visuelles et imaginaires se superposent et se contrecarrent en démasquant le jeu avec les formes à chaque instant. En se multipliant, ils engendrent des discours filmiques dans lesquels les écarts ne sont jamais comblés. A propos de La Jetée, je vais présenter des réflexions sur la fonction de la photographie, elle même génératrice de décalages. L’instabilité est aussi introduite par la mise en question de la position du spectateur. Dans un film comme Sans Soleil, il faut à chaque fois redéfinir la place de l’objet aussi bien que celle du sujet. Les questions posées sont : Que voir ? Qui voit ? De même les films de Marker abordent les représentations de l’Histoire et de la mémoire en proposant des vues alternatives à l’égard de ces notions.
Cependant, dans des films marqués d’auto-réflexivité dans lesquels les point de vue aussi bien que les couches temporaires se multiplient, des continuités de pensées nouvelles et originales sont créées.


The Jetty is in the center of my thoughts about the idea of instability and expressed in Chris Marker's films. The recall of some other titles of this vast work of realisations for cinema, in video or on CD-ROM which also includes papers are going to complete these thoughts.
The purpose is to get the feeling of instability and locatable fragility in the confrontation between the story and the image, between the contents and the shape. From some keywords for this work, namely the memory, the journey, the alterity, the photography it is a matter of investigating the gaps engendered and the division of space and time. In Marker's work, the visual and imaginary references overlap and thwart by unmasking the game with the forms at every moment. By their multiplication, they engender cinematic phrases in which the distances are never filled. About La Jetée, I am going to present my thinking about the function of photography, which generates gaps itself. The instability is also introduced by the permanent questioning of the status of the image, in addition to the questioning of the position of the spectator. In a film like Sans Soleil, it is to redefine the place of the object at every moment, so as the subject. The main questions are: What to see? Who sees? Marker's films are also an approach of the representations of History, and the memory by proposing alternative sights towards these notions. However, in films marked by auto-reflexivity in which points of view as well as temporary layers multiply, new and original continuances of thought are created.


Film - Analysis - Publications
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Hidekazu Minami's visions of the Jetty
www.thejetty.org